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OUI Aux Broussailles !

La ville s'endort dans son lit végétal !

Manifeste post-confinement

N'avez-vous pas remarqué que ce printemps a été par endroit épargné par nos amies (pires ennemies) les débroussailleuses ? Je ne suis pas allée voir dans chaque recoin de France comment ont été gérés les espaces publics. Premièrement, car cela m'a été interdit, deuxièmement, car l'essence que j'aurais utilisée pour cela aurait été gaspillage, si là n'était la seule raison du voyage.

 

// Le végétal, ce protagoniste 
Bref, je me suis réjouie lors de mes balades quotidiennes, du charme de de ma ville que je découvrais sous un nouveau jour. Je pense bien que le végétal, s'exprimant ici et là, y était le protagoniste. La lumière du soleil, oui je la connaissais, magnifiant les couleurs des villes du Sud ; tout comme les bâtiments médiévaux patinés par le temps, les cadrages de vue sur les collines alentours, les couleurs des affichages sauvagement artistiques sur les murs abandonnés, la confluence de deux rivières traversant la ville, les platanes merveilleux pour offrir ombre l'été et motif militaire l'hiver etc. Bienvenue à Lodève.
La végétation luxuriante, foisonnante, indomptée se plaisait sous le regard des rares passants à envahir ma ville. Telle des images de visions futuristes post-apocalyptiques, où l'Homme avec un grand H ne serait plus.
À en juger la non réalisation des activités de désherbage en ville et Sa conséquence très esthétique, j'espère que cela provoquera un déclic dans les services techniques des villes. Laissons pousser les plantes ! Leurs nombreux bénéfices pour la biodiversité sont reconnus.

 

// Plantons les trottoirs plutôt que de les désherber.
Et si on craint la prolifération des plantes adventices, plantons à leurs places des arbustes, vivaces et annuelles "non envahissantes". Le temps passé à debroussailler peut bien être utilisé à installer des plantes autochtones, et pailler plutôt que de désherber. 

L'argent mis dans l'essence des débrouissailleuses peut bien être mis à profit de l'achat de plantes.

 

// Pour un monde différent 
Sans m'étaler sur ce sujet spécifique, cette réflexion ainsi détaillée est simplement l'exemple que le monde peut être différent. Nos pratiques peuvent changer. Nos us et coutumes doivent changer. Un autre paysage est possible.

Quelle photo préférez-vous ?

I. Le parvis de la Mairie enherbé

II.Le banc sur son lit végétal

III. Le muret enfoui dans la végétation

IV. Le chemin bordé de plantes

V. La rivière dissimulée par ses berges naturelles

 


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Membre de la Fédération Française du Paysage
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